Un bulletin agro-météorologique pour anticiper les risques agro-climatologiques

Apr. 17, 2015. BurundiECO.

Pour fournir aux différents acteurs du monde rural des informations sur les prévisions agro-météorologiques lors des périodes d'intenses activités agricoles afin de réduire de façon sensible l'insécurité alimentaire et nutritionnelle, l’Action Développement et Intégration Régionale (ADIR) à travers le projet PACT EAC suggère la conception d’un bulletin agro-météorologique.

Ce bulletin, selon Godefroid Manirankunda, président d’ADIR, le bulletin agro-météorologique est un outil indispensable pour tout partenaire du secteur agricole. Il informe sur la situation météorologique et agro-climatologique de la saison précédente. Il annonce les prévisions de la saison suivante. Il donne des conseils d’adaptation pour des cas concrets constatés ou analysés. Le bulletin agro-météorologique, ajoute le président d’ADIR, est un document minutieusement élaboré sur base des données scientifiques et techniques, il annonce qu’il est édité de façon régulière par et pour chaque saison. Ce bulletin, d’après Godefroid Manirankuda, met en relief l’état des cultures au cours des différentes phases phénologiques, les impacts liés aux risques météorologiques et climatiques encourus, les prédateurs, le traitement phytosanitaire et d’autres facteurs intervenant dans la production agricole. Les observations et analyses du président d’ADIR montrent que le Burundi pratique une agriculture très dépendante de la pluie. D’après son analyse, il constate qu’au cours de ces dernières décennies, les "caprices" pluviométriques sont récurrents au point qu’aucun acteur agricole ne peut prétendre anticiper sur les manifestations du climat comme par le passé. Les périodes pluvieuses et sèches ont littéralement changé et leur répartition demeure aléatoire au cours de l'année et d'une année à une autre. Pour lui, tous les repères du temps fondés sur les connaissances empiriques de nos communautés, ou sur les normes scientifiques sont devenus peu fiables et hypothèquent subséquemment les productions agricoles.

Remèdes proposés

Pour répondre aux conditions agro-météorologiques, Godefroid Manirankunda propose la récupération des eaux, et le drainage en cas d’inondations et là où c’est possible faire l’irrigation en vue de prévenir les cultures contre la saison sèche qui risque de se prolonger. Il suggère également l’introduction des cultures qui s’adaptent au stress hydrique et des cultures à cycle court. Pour le président d’ADIR, il faut aussi mettre en place des systèmes de fertilisation organique qui augmentent la capacité de rétention des eaux pendant la période sèche. D’autres conseils prodigués par M. Manirankunda sont la prise des mesures de lutte contre les maladies et les ravageurs en cas de perturbation des saisons, mais aussi la nécessité de prendre des mesures d’intervention urgente en cas de perte de production dans une localité ou dans une région.

Des efforts multisectoriels doivent être mis consentis

C’est trop tôt de dire que les résultats sur les trois années du projet PACT EAC de promotion de lien entre l’agriculture, le climat et le commerce sont satisfaisants. Pour lui, c’est une nouvelle philosophie qui nécessite des changements profonds, des changements de politique, de légistration, de techniques pour que les interrelations commerce-climat, climat-agriculture, commerce-agriculture puissent faciliter les usagers afin que ces derniers puissent en tirer profit. Toutefois, le président d’ADIR voit une approche de solution de part les actions effectuées par le projet suivant le programme qui était axés sur les études de recherche sur des thèmes clés. Il indique que les études menées par ce projet constituent des outils de plaidoyer. « L’important pour le projet PACT EAC était de faire des analyses scientifiques et techniques afin que nous puissions les annoncer et qu’au niveau de la prise de décision, ils puissent changer, ou initier de nouvelles lois qui puissent s’adapter. Parce que la première adaptation c’est la légistration car on ne peut rien faire en dehors des lois. Et alors techniquement on pourrait aller sur terrain mais moyennant les facultés légales « Nous nous adressons aux preneurs de décisions, aux pouvoirs publisc afin qu’ils puissent effectivement constater que il y a danger qu’il n’y a pas changement de politique qui puisse mettre en relation les trois secteurs ».

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